logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

21/05/2012

Les parapluies de Cherbourg

Les Parapluies de Cherbourg est un film musical franco-allemand de Jacques Demy, sorti en 1964. C'est le premier des deux films entièrement chantés de Jacques Demy, le second étant Une chambre en ville (1982).
Il associe, d'une part des partis pris irréalistes totalement assumés d'un film « en-chanté » (dialogues intégralement chantés, décors aux couleurs saturées accordées aux tenues des personnages) ; d'autre part une grande précision dans la datation des séquences et un souci de rendre compte des réalités économique, sociale et politique, notamment la guerre d'Algérie. C'est un des premiers et rares films français à évoquer ce conflit.
À Cherbourg, la guerre sépare deux jeunes amants qui se sont déclaré un amour éternel. Geneviève, enceinte, cède aux impératifs de respectabilité et, sous l'influence de sa mère, se marie à un autre homme.
Lauréat du prix Louis-Delluc en 1963, récompensé par une Palme d'or au festival de Cannes de 1964, le film a connu un immense succès critique et populaire, une carrière internationale, des adaptations théâtrales, entre autres à New York et Paris, mais aussi des critiques contre certains choix esthétiques.
Le film offre son premier grand rôle à Catherine Deneuve, et va lancer définitivement sa carrière. Elle confiera plus tard qu'elle n'était pas sûre de vouloir faire du cinéma jusqu'à sa rencontre avec Jacques Demy pour le film, qui en fera sa muse

 

 

vlcsnap-2012-05-13-12h33m47s6.png


Générique


podcast


Synopsis

Le film se divise en trois parties.
Cherbourg, novembre 1957. Madame Emery et sa fille, Geneviève, tiennent une boutique appelée Les parapluies de Cherbourg. Geneviève est amoureuse de Guy, mécanicien dans un garage. Sa mère désapprouve la relation quand elle l'apprend. Le jeune homme est élevé par sa tante, gravement malade. Il est appelé pour faire son service militaire en Algérie. Les deux amoureux doivent se quitter.
Enceinte, désemparée parce qu'elle a peu de nouvelles de Guy, Geneviève, sur l'insistance de sa mère, épouse Roland Cassard, un riche négociant en pierres précieuses. Elle quitte Cherbourg avec sa mère.
Blessé, Guy est démobilisé en mars 1959 après un long séjour à l'hôpital. Il passe par une phase d'accablement puis se reprend. Il devient gérant d'une station-service grâce à l'héritage de sa tante Élise et épouse Madeleine, qui s'occupait de celle-ci depuis plusieurs années. La veille de Noël 1963, Geneviève, de passage à Cherbourg avec Françoise, l'enfant de Guy, s'arrête par hasard dans cette station-service. Guy refuse de renouer quelque lien que ce soit, repoussant même l'offre de parler à Françoise ; pendant que Geneviève repart, il joue avec son fils dans la neige.

 

 

vlcsnap-2012-05-13-19h23m39s156.png





vlcsnap-2012-05-13-19h25m49s190.png

Fiche technique


Titre : Les Parapluies de Cherbourg
Réalisation : Jacques Demy
Scénario : Jacques Demy
Photographie : Jean Rabier
Montage : Anne-Marie Cotret, assistée de Monique Teisseire
Décors : Bernard Evein
Costumes : Jacqueline Moreau
Paroles : Jacques Demy
Musique : Michel Legrand
Direction musicale : Michel Legrand
Production : Mag Bodard, Gilbert de Goldschmidt
Sociétés de production : Parc Film, Madeleine Films, Beta Film (Allemagne)
Société de distribution : Ciné-Tamaris
Pays d'origine : France
Langue : français
Format : Couleurs (Eastmancolor) - 35 mm - 1,66:1 - Son stéréo
Genre : Drame, film musical
Durée : 91 minutes
Date de sortie :  France : 19 février 1964

 

 

vlcsnap-2012-05-13-19h30m56s188.png

Distribution


Catherine Deneuve : Geneviève Emery (doublée pour le chant par Danielle Licari)
Nino Castelnuovo : Guy Foucher (doublé pour le chant par José Bartel)
Anne Vernon : Madame Emery (doublée par Christiane Legrand)
Mireille Perrey : Tante Élise (doublée par Claire Leclerc)
Marc Michel : Roland Cassard (doublé par Georges Blaness)
Ellen Farner : Madeleine (doublée par Claudine Meunier)
Jean Champion : Aubin
Pierre Caden : Bernard
Jean-Pierre Dorat : Jean (doublé par Michel Legrand)
Rosalie Varda  : Françoise
Hervé Legrand : François
Michel Legrand : Le facteur (voix chantée)
Jacques Demy : Le client égaré / Le serveur (voix chantées)

les_parapluies_de_cherbourg.jpg

Récompenses
Prix Louis-Delluc en 1963
Festival de Cannes 1964 : Palme d'or
Prix Méliès du meilleur film du Syndicat français des critiques de cinéma en 1965

 

 

Bande Annonce

 

 

 

 

vlcsnap-2012-05-19-11h30m41s117.pngInspiration

Cinéphile depuis son enfance, Jacques Demy nourrit son travail d'œuvres qui l'ont marqué. Robert Bresson, Jean Cocteau, Max Ophüls font partie de ces figures tutélaires, au même titre que les grands cinéastes des comédies musicales hollywoodiennes.
C'est la cas de Chantons sous la pluie. Demy cite explicitement le film de Stanley Donen et Gene Kelly dans son générique, où l'on assiste à un ballet de parapluies. De plus, l'artifice du playback qui détermine toute la mise en scène de Demy est le sujet central du musical hollywoodien4. Le soin apporté aux couleurs des décors de Cherbourg, et notamment la démesure des moyens, rappellent le travail de Max Ophüls sur Lola Montès. Mme Emery, quant à elle, emprunte beaucoup à Mme D. des Dames du Bois de Boulogne de Bresson, notamment les espoirs qu'elle place dans le prétendant de sa fille pour assurer sa sécurité matérielle. C'est justement ce film qui aurait éveillé chez Demy la passion du cinéma

 

vlcsnap-2012-05-13-20h29m20s152.png


Un projet difficile à produire

Le projet a déjà une longue histoire quand commence le tournage, à l'été 1963. En 1961, Demy avait déjà rédigé la continuité des séquences d'un film qui s'appelait alors La Belle Amour. Dans les premiers brouillons, le cadre est un magasin de disques ou de gants. Le titre définitif est trouvé en novembre 1961, alors que le réalisateur et Michel Legrand travaillent à élaborer la musique. L'essentiel du dialogue et de la musique est déjà rédigé en mai 1962 quand Demy se rend au festival de Cannes pour tenter, en vain, de trouver un financeur.
Il se consacre en 1962 au tournage de La Baie des Anges, qui lui prend peu de temps, mais n'en oublie pas moins son drame musical. Camille Taboulay reproduit des documents qui témoignent d'au moins quatre étapes d'écriture des Parapluies entre 1961 et 1963 : continuité des séquences, récit romancé, scénario dialogué et enfin construction du film, qui s'inscrit « dans un temps précis », témoignage du travail de plus en plus pointilleux de Demy pour assurer le tournage.
Si le projet est si long à mettre en place, c'est qu'« il n'y a pas, dans les strutures du cinéma français, de place » pour lui. Sur la base du succès médiocre des comédies musicales hollywoodiennes dans l'Hexagone, les producteurs sont convaincus que ce genre n'est pas fait pour le public français, à l'exception des films à chanson portés par une vedette. Les Parapluies leur semblent donc voués à un échec commercial11. Demy et Legrand font des démarches pendant de longs mois, sans succès.
Sur les conseils d'un ami metteur en scène de théâtre, Demy se tourne alors vers le patron du quotidien France Soir, Pierre Lazareff. Il lui présente Mag Bodard, nouvelle productrice, qui est vite convaincue de l'intérêt du projet de Demy, et ce, malgré l'échec commercial du film qu'elle vient de produire. Elle témoigne avoir été fascinée par l'histoire et « par l'idée de faire quelque chose de très neuf ». Elle trouvera les financements nécessaires, 1 300 000 francs, grâce à Pierre Lazareff qui convaincra la Fox d'apporter les premiers fonds. En échange, Lazareff leur produit un reportage sur le tournage du Jour le plus long dans son émission Cinq colonnes à la une. L'argent manquant est trouvé grâce à l'avance sur recettes, des financements de l'Allemagne (qui demanderont en échange que l'actrice Ellen Farner joue le rôle de Madeleine) et des emprunts de la société de Mag Bodard.
Jusqu'à la fin du tournage, la situation financière restera fragile. La productrice projette régulièrement des extraits de séquence tournés afin de trouver de nouveaux fonds. Les dirigeants de la Fox, convaincus que le film ne va connaître aucun succès commercial, veulent qu'il soit d'abord diffusé en province. Mag Bodard devra se battre et convaincre le réseau Publicis de programmer Les Parapluies à Paris.

 

Au garage (début du film)

 

 

Composition et édition de la musique

Demy rencontre Michel Legrand en 1960 et arrive, avec l'aide d'Agnès Varda, à le convaincre de participer au projet d'un film musical. Il devient selon l'expression du musicien « le frère de création » du réalisateur. Tout en participant à la bande son de La Baie des Anges et La Luxure, Legrand travaille, en étroite collaboration avec Demy, au projet des Parapluies. Dans la première moitié de 1961, l'inspiration ne vient pas, et Demy doute de la viabilité du projet. C'est en novembre de cette année que le déclic se produit. Dans la résidence du réalisateur à Noirmoutiers, Legrand joue ses compositions au piano et Demy chante. Le premier air qu'ils définissent ainsi est celui que chante Madame Emery à la bijouterie : « nous sommes dans une situation difficile ».
Michel Legrand estime que le travail de composition s'est avéré plus facile que pour Les Demoiselles de Rochefort, alors qu'il est d'un naturel plus joyeux. Le travail en collaboration durera huit mois, Demy reformule les paroles en fonction des mélodies, évalue le temps de déplacement des acteurs, Legrand modifie une mesure : la symbiose est parfaite. Avec l'aide de la sœur du musicien, Camille, ils enregistrent une première version sur cassette, destinée aux producteurs.
Même si la production du film est assurée, il leur faut trouver parallèlement un éditeur de musique qui assure la prise en charge de la bande musicale, ce qui représentait entre vingt-cinq et trente millions d'anciens francs. Legrand embauche des musiciens et commence l'enregistrement sans certitude qu'il pourra les payer. C'est avec l'aide de Francis Lemarque, ami du compositeur, que celui-ci et Mag Bodard pourront co-produire la production de la bande musicale

 

Au dancing

 

 

Choix de la distribution

Le choix de Catherine Deneuve s'est imposé à Demy dès 1961, date à laquelle il lui propose déjà le rôle. Il l'avait découverte au début de cette année dans L'Homme à femmes de Jacques-Gérard Cornu, où elle jouait aux côtés de Danielle Darrieux, idole du réalisateur. Même si le film ne se fait que deux ans plus tard, Deneuve accepte, sensible à la confiance que lui témoigne le metteur en scène et au fait que ce projet lui permettra d'orienter sa carrière.
Pour Mme Emery, le réalisateur songe à Micheline Presle, avec qui il a travaillé sur le sketch des Sept Péchés capitaux et à Danielle Darrieux. Mais la première refuse de jouer le rôle d'une mère et Demy n'a pas le budget pour une célébrité comme Darrieux. Il se tourne alors vers Anne Vernon, qu'il a vue dans des films de Jacques Becker. Marc Michel reprend le rôle de Roland Cassart qu'il avait dans Lola et Guy sera joué par un Italien qui parle à peine le français, et qui jouait un rôle secondaire dans Rocco et ses frères : Nino Castelnuovo. La population tout entière de Cherbourg est invitée au tournage de la scène du carnaval.
Comme le film est entièrement chanté, la contrainte de trouver des voix de doublage proche de celle des acteurs n'existe pas. Cela donne une grande liberté à Demy et Michel Legrand dans le choix des chanteurs qui vont doubler. Il leur fallait éviter le côté opératique, donc trouver des « voix simples, qui s'accordent au texte, à la musique [...], des gens de jazz parce qu'il y avait beaucoup de moments rythmés ». Pressentie pour le rôle principal du film, la chanteuse Isabelle Aubret est victime d'un très grave accident de voiture. Du jour au lendemain, elle doit cesser toute activité.

 

Chez le bijoutier

 

 

vlcsnap-2012-05-19-20h15m11s183.png

 

Préparation

Il reste peu de documents concernant la préparation du tournage, d'une part à cause des pertes d'archives, mais aussi parce que beaucoup d'éléments furent bricolés dans le feu de l'action et l'euphorie collective. On sait cependant que le choix de la ville de Cherbourg a lieu en novembre 1961. Auparavant, Demy n'avait aucune idée du cadre de l'action. Il s'y rend après avoir visité Le Havre pour un repérage. Cette ville le déçoit alors qu'il est conquis par la lumière de Cherbourg. Dès cette première visite, il repère la rue où il situera le magasin de parapluies - dans la réalité une quincaillerie.
Le décorateur Bernard Evein va y faire des repérages et se met à l'ouvrage. Son travail commence bien avant que le film et la musique soient définitivement écrits. Et de même que la musique a été composée par un travail de va-et-vient permanent entre Michel Legrand et Jacques Demy, de même les décors, les couleurs, les costumes ont été choisis en interaction avec le processus d'écriture du film, durant cinq mois. C'est ainsi que le réalisateur et le décorateur travaillent ensemble sur le script, en y collant les bouts de tissu correspondants à chaque scène et en se constituant une « charte générale des costumes et des décors». Preuve du soin apporté à la spécificité des couleurs, les papiers muraux ont, pour 90 % d'entre eux été créés par Évein lui-même et non achetés dans le commerce. Ces papiers ont coûté 15 000 francs sur un budget total de décoration de 120 000 francs, une proportion insensée pour la production. Le soin apporté à la préparation n'empêchera pas l'équipe de recourir au bricolage notamment à cause des contraintes financières qui obligent chacun à recourir au système D.
Les comédiens assistent à l'enregistrement de la partie chantée, ce qui permet d'améliorer le lien entre les acteurs et leur voix. Un tel préparatif, indispensable à la vraisemblance du film permet par exemple à Catherine Deneuve de faire des suggestions à Danielle Licari, la « voix chantée » de Geneviève. Une fois les playbacks enregistrés, les comédiens ont dû s'entrainer au synchronisme sous le contrôle, tyranique selon Legrand, du réalisateur et du compositeur, pour éviter de perdre du temps pendant le tournage et assurer la fluidité du résultat.

 

L'annonce du départ pour l'armée

 

 

vlcsnap-2012-05-19-20h16m16s68.png

 

La musique

On compte dix-neuf thèmes, dont six reviennent au moins trois fois. Ces motifs sont associés à des personnages ou des situations.
Le premier air composé par Michel Legrand est celui de Mme Emery, qu'elle chante à la bijouterie, lors du repas avec Roland et enfin quand elle annonce à celui-ci que Geneviève accepte sa demande en mariage. Roland a son propre thème, déjà entendu dans Lola que l'on entend à la bijouterie, lors du même repas et quand il s'engage à élever l'enfant de Geneviève. Le thème d'Élise est lui aussi repris trois fois, notamment lors du récit de l'attentat qui a blessé son neveu.
Il n'y a pas de thème propre à Guy ou Geneviève, pris individuellement. Deux motifs leur sont associés, quand ils sont ensemble. La musique souligne ainsi la structure dramatique du film : « Ils n'existent qu'ensemble et l'un par l'autre ; la musique dit leur unité essentielle, leur aspiration à la fusion ».
Le premier de ces deux thèmes est celui du bonheur, repris dans la première partie, de plus en plus diffus dans la seconde et qui, dans la dernière, accompagne le triste retour de Guy devant le magasin transformé. L'autre est celui de la séparation, qui revient onze fois, et conclut le film quand Geneviève repart et que Guy joue avec son fils.

 

La lettre

 

 

Opéra et cinéma

Demy a confié vouloir faire un « opéra populaire ». Il précise ses intentions dans le dossier de presse : « Une manière d'opéra, en somme, où tous les mots seraient audibles, donc sans jamais forcer le lyrisme des voix , un peu comme si l'opéra avait suivi l'évolution du jazz ».

 

vlcsnap-2012-05-21-13h06m24s231.png

La conversation inaugurale, dans le vestiaire du garage, témoigne avec humour de la difficulté du projet : constituer un opéra populaire. Un des employés répète qu'il préfère le cinéma à l'opéra. Son collègue souligne même : « Tu l'as déjà dit ». La préférence martelée pour le cinéma contre l'opéra sonne comme une« profession de fois ». La musique doit s'adapter à la parole, sans notes extrêmes, sans vocalise, sans modifier outre mesure le débit.
Cela n'empêche pas Demy de rendre hommage à l'opéra. Geneviève et Guy assistent à une représentation de Carmen. Demy n'oublie pas les séances au théâtre Graslin, à Nantes où, un dimanche sur deux, il assistait avec ses parents à des représentations d'opérette et en a conservé le souvenir de spectacles réellement populaires44. C'est Carmen que Carlo Ponti lui proposa d'adapter en 1960.

 

Le mariage

 

 

vlcsnap-2012-05-21-13h13m13s221.png

 

La guerre d’Algérie

Le film est délibérément placé dans le cadre historique de la guerre d'Algérie. L'action commence en novembre 1957. À cette date, la question algérienne a été inscrite à l'ordre du jour de l'ONU, les attentats contre civils et militaires se multiplient, L'Humanité a dénoncé les tortures. Il se termine à Noël 1963, moins de deux ans après le cessez-le-feu (19 mars 1962) et deux mois à peine avant que les spectateurs ne voient le film.
En 1962, quand Demy espère commencer le tournage, il prévoit que la scène finale aura lieu un an plus tôt, en décembre 1962, signe que le réalisateur cherche à faire coïncider le temps de la fiction avec celui de la réalité. C'est aussi le signe que la guerre qui sépare Guy et Geneviève, qui les oblige à choisir entre rêve et réalité, n'est pas une guerre abstraite, idéalement mauvaise.
Le conflit en lui-même est peu évoqué : la longue durée du service militaire ; une embuscade contre une patrouille française ; un attentat à la grenade . Ce sont surtout les conséquences de la guerre sur la vie quotidienne qui sont racontées : la séparation d'un couple, ou l'impact sur un jeune homme confiant dans l'avenir et qui revient du front, amer et désabusé. C'est un des rares films français à avoir parlé du conflit, et d'une façon bien plus osée que ne le fera le cinéma français pendant longtemps.

 

Les retrouvailles et le final

 

 

vlcsnap-2012-05-21-13h19m28s126.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vlcsnap-2012-05-21-13h20m16s100.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vlcsnap-2012-05-21-13h20m55s229.png

17:09 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

une note qui me va droit au coeur
qui tombe à pic un peu comme la pluie aujourd'hui
chez nous dans le Cotentin Bessin
et Cherbourg c'est comme qui qui dirait ma patrie !
amitiès

Écrit par : ventdamont | 20/05/2012

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique